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Présentation de Sébastien Osswald

Sebastien Osswald

Jeune artiste français diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg et de l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon, Sébastien Osswald nous transporte dans un monde aussi sensible que singulier.

Ses peintures, résolument contemporaines soulèvent des problématiques d’aujourd’hui, autour de la mondialisation, des nouveaux médias et des relations virtuelles qui peuvent se créer entre les individus. Son œuvre nous donne à considérer la dimension universelle et singulière de l’individu.

Il peint essentiellement sur des tissus à carreaux qui remplacent la toile, puis il organise sa peinture en fonction du motif de son support. Il s’agit donc de peindre malgré et avec la contrainte du support, de telle façon que le motif initial devienne peinture et participe à la représentation. Cela confère à la peinture de Sébastien Osswald une énergie particulière car elle est sans cesse remise en question et chaque touche de couleur doit être réfléchie.

La peinture de Sébastien Osswald donne à voir des images de célébrités ou d’anonymes, autant de personnes qui existent d’abord en chair et en os, puis qui sont présentes virtuellement sur la toile.  C’est donc sur Internet qu’il puise son inspiration, comme bon nombre d’artistes contemporains (Tomas Ruff, Ida Tursik et Wilfried Mille…). Les idoles d’aujourd’hui côtoient les anonymes ; ses toiles représentent des images très courantes et invitent le spectateur à poser un regard critique et distancié sur ce monde envahi d’images. L’individualisme exacerbé isole les individus représentés, prêts à tout pour séduire et être considérés par les autres.

A l’aire du tout numérique, la peinture de Sébastien Osswald nous fait prendre conscience que notre culture visuelle a changée en quelques années : on perçoit d’abord l’image numérique et des pixels, qui pourtant n’existent pas. Pourtant il s’agit bien de peinture et uniquement de peinture, héritière de son histoire, du Pop’Art, du Nouveau Réalisme, de Chuck Close ou encore de Gerhard Richter.

Le temps est devenu une denrée rare ; Sébastien prend le temps de peindre d’une façon extrêmement minutieuse et invite à la contemplation. Les équilibres sont fragiles et sans cesse remis en question d’une toile à l’autre : entre abstraction et figuration hyperréaliste, entre motif et couleurs, entre artisanat et technologie numérique. Le tableau est construit d’une multitude de petites compositions abstraites autonomes qui fourmillent et dialoguent entre elles et il est nécessaire à chacun de trouver la bonne distance, pour en apprécier à la fois l’image et la grammaire picturale.  C’est en peintre abstrait qu’il investit l’espace : le quadrillage contenu dans le support permet à Sébastien Osswald de concentrer toute son énergie sur la couleur ; il s’affranchit par là-même de tout dessin préalable, de tout soucis de représentation et de ressemblance.

Sébastien Osswald nous rappelle qu’un tableau n’est finalement qu’une forme particulière d’écran. Et d’une certaine manière, regarder une toile, c’est se connecter un peu à la personne qui est représentée.

Un travail comme celui de Sébastien Osswald n’aurait pas eu de sens il y a 20 ans. Chaque toile est inscrite dans notre époque et pose la question, avec humilité, de ce que peut-être la peinture au 21e siècle.

Sébastien Osswald rentre de 3 années en Chine, à Wuhan, une ville tentaculaire de 12 millions d’habitants. Un lieu qui impose presque à l’artiste de questionner la place de l’individu dans notre contexte d’ultra-mondialisation, où le matérialisme devient la seule raison d’être et isole les hommes ?…

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